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Influenza Aviaire : un point sur la situation

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La situation sanitaire de la France vis-à-vis des virus influenza aviaire hautement pathogènes s'est nettement améliorée mais il convient de rester prudent.

La situation sanitaire de la France vis-à-vis des virus influenza aviaire hautement pathogènes s'est nettement améliorée. Les derniers foyers et cas ont été détectés respectivement dans une basse-cour des Ardennes (suspicion du 26/04/2021) et chez des faucons pèlerin en Meurthe-et-Moselle (suspicion du 20/04/2021). La quasi totalité des zones règlementées ont été levées ; il subsiste toutefois une zone de protection et zone de surveillance autour d'un foyer dans le Sud-Ouest.

Les échanges d'oiseaux au départ de l'ensemble des territoires non soumis à restriction peuvent avoir lieu. Le recouvrement du statut de la France interviendra après le dépeuplement du dernier foyer.

Toutefois, il est nécessaire de rester TRÈS prudents !

D'autres États membres (l'Allemagne notamment) déclarent des foyers et cas récents. Un élevage de canards reproducteurs a été confirmé infecté par le H5N8  (suspicion du 23/06).
Lors du comité permanent CPVADAAA du 17 juin, l'EFSA insistait sur la présence persistante des virus dans l'environnement et notamment dans la faune sauvage résidentielle qui constituerait un réservoir.
Cette observation est à mettre en lien avec une mission d'experts en Russie (du 23 au 29 mai) qui a mis en évidence plusieurs oiseaux migrateurs, dans leur zone de nidification, infectés (14 sur 125) par le virus H5N8. Les oiseaux étaient situés sur le lac Ubsu-Nur, zone originaire du virus en 2016.

Le 23/06/2021, la Russie a notifié plusieurs cas d’IAHP H5 et H5N8 détectés dans la faune sauvage dans la république de Touva. C’est dans cette même zone qu’en juin 2016, les premiers virus IAHP de sous-type H5N8, responsables de la panzootie qui a touché l’Europe à partir d’octobre 2016, avaient été détectés.

La mise en évidence d’un portage asymptomatique de virus H5 dans la faune sauvage dans cette zone peut être considéré à ce stade comme un signal de pré-alerte de risque d’introduction en Europe pour la prochaine saison.